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Une série animée signée Amir Mouhadith a.k.a loon & Norédine Allam
L’histoire du projet
Certaines rencontres ont la précision d’un scénario.
D’un côté, Amir Muhadith. Le monde l’a connu sous le nom de Loon, au sommet de l’industrie du rap américain : les disques, les tournées, les lumières qui ne s’éteignent jamais. Puis un jour, l’homme a posé le micro pour chercher autre chose. Il a trouvé la foi, et avec elle une voix nouvelle, plus basse, plus lente, qui ne cherchait plus à convaincre les foules mais à parler à un seul cœur à la fois.
De l’autre, Norédine Allam. Directeur créatif du studio Silhouette Brothers, auteur du Muslim Show, cette série de bande dessinée qui raconte depuis seize ans le quotidien musulman avec humour et tendresse. Trois millions de lecteurs à travers le monde. Et, avant tout le monde, l’intuition qu’on pouvait s’adresser à la jeunesse musulmane sans la sermonner. La Da’wa créative, c’est lui qui en a posé les fondations.
Ils se rencontrent à Sharjah, dans les studios de création Sea of Palms. La conversation devait durer une heure. Le constat qu’ils partagent tient en une phrase : cette jeunesse consomme énormément d’images, et presque aucune n’a été pensée pour elle.
L’un a le rythme, le trottoir, le flow. L’autre a le regard, le trait, le personnage. Reste la forme : elle sera brève. Deux minutes, un décor, une punchline.
Le projet prend corps sous la houlette de Rachid Ouaich, producteur de Sea of Palms, et de Sami Guellai, directeur du studio d’animation. Mehdi Tebbakh, animateur passé par Arcane, encadre l’équipe et impose l’exigence des grandes séries à un format qui, sur le papier, n’en demandait pas tant. Le style, lui, ne se discute pas : la semi-silhouette noire de Norédine, ombres plates, terre cuite et néons. Harlem sans folklore. Le décor se tait pour que le dialogue parle.
Printemps 2026, les premiers épisodes sortent. Un mentor discret désamorce en cent vingt secondes les travers de l’époque : l’ego, le paraître, le temps qu’on laisse filer. Du conseil, jamais de leçon.
La réponse est immédiate. Plusieurs épisodes dépassent le million de vues. Les commentaires arrivent de New York, de Paris, de Jakarta, de Casablanca. Le trottoir de Harlem parlait au monde entier.
Puis, au cœur de l’été, l’équipe s’arrête. Non par essoufflement, mais par méthode. Une première saison avait répondu à la seule question qui comptait. La suivante en pose une autre, plus vaste.
L’histoire ne fait que commencer… in cha Allah.


Recherches visuelles


Résultats de la première phase

En seulement 2 mois de diffusion et 11 épisodes, la série d’épisodes courts a accumulé plus de (…)
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Héros de la série. Amir possède un style unique composé d’un qamis à manche courte, de baskets (…)
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Découvrez le studio derrière la production de la série The Amir of Harlem.
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